Bonsoir à tous,
Je suis actuellement en contact avec le créateur du site cavaliers.blindes.free.fr et l'auteur des hitoriques des unités de ce site concernant l'existence d'un 15° régiment de Cuirassiers. Ce régiment aurait existé entre 18133 et 1814.
Je me suis intéressé à l'armée de Napoléon et je possède de nombreux ouvrage et n'ai jamais vu trace d'un 15° Cuirassiers.
Dans les ordres de batailles datant août 1813 les plus précis car faisant suite à une période d'accalmie et à la réorganisation totale de la Grande Armée, deux unités stationne dans la région: le 13° Corps aux ordres du Maréchal DAVOUT et le Gouvernement Militaire de Hambourg aux ordre du Général HOGENDORP. Les seules unités de cuirassiers sont affectés à ce dernier au sain de la Brigade Provisoire de Cuirassiers commandé par le Général DUBOIS. Elle était composé des 1° Régiment Provisoire de Cuirassiers (4° Escadron des 1°, 2°, 3° et 4° Cuirassiers), 2° Régiment Provisoire de Cuirassiers (4° Escadron du 5°, 6°, 7° et 8° Cuirassiers) et 3° Régiment Provisoire de Cuirassiers (4° Escadron des 9°, 10°, 11° et 12° Cuirassiers).
Donc pas de trace d'un 15° de l'arme, il s'agit du 1° Provisoire.
Ces deux auteurs ont pour seul preuves à l'heure actuelle les Souvenirs du Colonel de Gonneville que je cite ci-dessous:
Extrait des ’’ souvenirs militaires ’’ du colonel de Gonneville, paru en 1875 chez l’éditeur Didier reprit par le général Chevant dans ‘’ Sabretache’’ n° 71 1er trimestre 1984
<< En mai 1913, le capitaine de Gonneville quittait le dépôt du 1er Cuirassiers, alors à Metz, avec un détachement formé de tous les personnels disponibles, à destination de Hambourg.
A son arrivée, ce détachement constitua un escadron. étant le plus ancien des capitaines de cuirassiers, De Gonneville fut chargé de constituer un régiment, avec son escadron et trois autre déjà arrivés, fournis par les dépôts des 2e , 3e ,et 4e cuirassiers. Ce régiment prit le numéro 15 dans l’arme des cuirassiers. Les escadrons fournis par les autres régiments formèrent deux régiments provisoires 1er et 2e le tout était aux ordres du général Dubois.
Le 15e cuirassiers fut armé de mousquetons portés au crochet, avec le fourniment de la cavalerie légère. D’après Gonneville il était impossible de s’en servir à cheval et avec la cuirasse.
Au bout de deux mois, le nouveau régiment avait pris toute l’homogénéité désirable. L’instruction à pied avait marché de telle façon que l’exercice et le maniement des armes, il pouvait le disputer à l’infanterie ; mais le régiment n’avait toujours pas de chevaux.
Quinze jours après, ceux-ci arrivèrent, ils étaient excellents mais non dressés. ‘’En deux mois, l’instruction à cheval fut menée à un point satisfaisant’’ Il faut noter que les quatre escadrons étaient formés presque exclusivement de recrues.
Le colonel de SAINT-SAUVEUR prit le commandement du régiment. Le 15e cuirassiers, sortit de Hambourg et passa quinze jours au cantonnement dans les villages où l’instruction fut perfectionnée. Puis il couvrit la retraite de l’infanterie sur Hambourg sans avoir à s’engager, mais en manœuvrant fort bien, et s’installa dans le fauteuil de Saint-Georges.
Le corps d’armée (30 000 hommes, tous français d’après Bonneville) s’étant enfermé dans Hambourg, les 15 e cuirassiers reçut la mission, en cas d’attaque, de prendre les armes à pied pour la défense de certains bastions.
Le 1er escadron, celui de Gonneville, fut détaché avec le 80e d’infanterie dans l’île de Wilhemsburg. Un mois après, les Russes attaquèrent de ce coté, l’Elbe étant gelé. Le 4e escadron, commandé par un officier belge, le capitaine Bousey, eut sa retraite coupée ; il se fraya un chemin à travers les Russes par une charge très remarquée.
Rentré à Hambourg, on reprit l’instruction. Le froid occasionna des pertes en hommes et en chevaux. Le régiment fit une sortie pour fourrager ; elle eut un plein succès, sans avoir à combattre.
A la débâcle de l’Elbe, fin avril 1814, le Maréchal Davout fit passer toute sa cavalerie sur la rive gauche, où il l’employa à brûler les villages des environs de Hambourg, après avoir fourragé. De nombreuses sorties furent faites, toutes avec un plein succès donnant lieu à quelques engagements ‘’ peu sérieux ‘’.
Après la Paix (Traité de Paris signé du 30 mai 1814), le 15e cuirassiers, fit partie de la première colonne qui quitta Hambourg avec deux régiment d’infanterie et trois batterie d’artillerie, ‘’ avec deux caissons chargés par pièce, le tout très bien attelé’’. Cette colonne était commandée par le général Guiton. Par Brême, Osnabruck, Holern, Darstein, Wesel, Venloo, Louvain, Gand, le régiment se porta sur Denain où arriva l’ordre de dissolution. Chaque escadron étant renvoyé à son corps d’origine >>
Après avoir lu cet extrait , je peux vous affirmer plusieurs choses:
- Il site que son escadron a combattu au coté du 80° d'Infanterie ce qui est tout à fait impossible car ce régiment n'a jamais existé pendant les Campagne de l'Empire (dissous en 1803 puis reformé seulement en 1857 et héritier du 5° d'Infanterie Légère c'est pour cela que certaines batailles de l'Empire sont inscrite sur son étendard). De plus aucun régiment d'infanterie entre 80 et 100 n'étaient à Hambourg en 1813).
- Si 15° Il y a eu il s'agit en fait du 1° Régiment Provisoire.
- Il temine par "Les escadrons de cuirassiers regagnent leurs dépôts respectifs..." donc ils sont toujours rattachés à un régiment comme l'était les escadrons des régiments provisoires qui ne possédaient pas d'état-major propre mais juste une cellule de commandement tiré parmi les plus anciens dans le grade le plus élevé faisant parti des unités le composant.
Voici mes sources:
Dictionnaire de la Grande Armée de Alain PIGEARD (2002)
Dictionnaire des Colonels de Napoléon de Danielle et Bernard QUINTIN (1996)
Dictionnaire Napoléon de Alain PIGEARD (1989)
Napoleon's Grande Armée of 1813 de Scott BOWDEN (1990)
Napoleon's Régiment de Digby SMITH (2000)
Napoleon's Army Handbook de Michael OLIVER & Richard PARTRIDGE (2002)
J'ai quand même recherché si je pouvais trouvé le texte de ces souvenirs sur Internet et la seul mention d'un 15° Cuirassiers c'est dans la table des matière de l'ouvrage donc rien de bien valable comme preuve.
Si les seules sources sont les Souvenirs du Colonel de GONNEVILLE cela ne fait pas beaucoup et rien d'officiel. Il faut faire attention a ce qui est écrit dans les mémoires ces sources ne sont pas forcément fiable.
De plus au vue de l'année de parution de ces souvenirs (1875) j'émet quelques doutes sur la véracité des écrits ou sur la transcription de ces écrits. De plus le Colonel SAINT-SAUVEUR apparaît pas dans le dictionnaire des Colonels de Napoléon .
Ma question est simple, quelqu'un aurait-il d'autre information concernant ce régiment "fantôme".
Merci d'avance